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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 16:12

Frigyes Karinthy


Je me demande si ma femme n'est pas suspecte
Du journal d'un mari (traduction du hongrois par Pierre Karinthy)

Le 5 août

J'ai inventé un bon truc, vu que ma femme m'est très suspecte. La nuit, quand elle croit que je dors, lentement elle s'habille et chaque fois elle quitte la maison. Aussi j'ai pris un long rouleau de ficelle et je l'ai attaché à son pied car je pense qu'un homme doit veiller sur sa femme quand elle quitte la maison, un mari doit avoir mille yeux fixés sur sa femme pour qu'elle ne le trompe pas. Comme ça, pas de problème, ma femme pourra vadrouiller mais ne pourra pas me tromper parce qu'à tout instant je pourrai rembobiner la ficelle et tirer sur ma femme.




     Photo : copywright Olivier Verley

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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 11:58
Frigyes Karinthy

Je me demande si ma femme n'est pas suspecte
Du journal d'un mari (traduction du hongrois par Pierre Karinthy)

Le 14 juin

Dieu sait pourquoi... ma femme me paraît pourtant suspecte. Je rentre du bureau et je traverse la salle de séjour ; sur le canapé, je vois ma femme allongée, et le concierge aussi. D' abord je n'ai rien voulu dire mais j'étais tout de même intrigué. Plus tard, quand il est parti, j'ai aussitôt demandé à ma femme de quoi il s'agissait, je l'ai fait directement, sans passer par quatre chemins, mais grâce à Dieu, il s'agissait simplement d' une histoire de loyer. Entre-temps, comme ils s'étaient sentis fatigués ils s'étaient allongés, le pauvre concierge était fatigué ; c'est vrai, il doit courir toute la nuit pour ouvrir la porte aux locataires.





     Photo : copywright Olivier Verley
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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 07:46



Frigyes Karinthy

Je me demande si ma femme n'est pas suspecte

Du journal d'un mari (traduction du hongrois par Pierre Karinthy)

Le 2 mars


Je ne sais pas pourquoi... pourtant je trouve quand même ma femme suspecte. Aujourd'hui, je passe dans la rue, je jette par hasard un oeil vers une fenêtre, j'y vois ma femme, les cheveux défaits, qui tient un jeune homme dans ses bras. Ca m'a tout de suite paru bizarre ; je l'ai
attendue exprès dans la cage d'escalier et je lui ai demandé ce qu'elle faisait dans cette maison, là-dessus elle m'a giflé, et a rétorqué : "Imbécile, il m'est né un nouveau cousin, c'est lui que je suis venue saluer." Je lui ai demandé pourquoi alors elle avait défait ses cheveux, elle m'a répondu : Parcequ'il faisait chaud " ; sur ce point, elle a raison, il commence à faire vraiment chaud.



      Photo: copywright Olivier Verley.

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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 10:51


Frigyes Karinthy

Je me demande si ma femme n'est pas suspecte
 Du journal d'un mari (traduction du hongrois par Pierre Karinthy)

Le 15 février

Mais je trouve quand même ma femme suspecte. Aujourd'hui, elle m'a donné un enfant : je regarde le bébé, il a des cheveux roux et trois oreilles. Je regarde M. le locataire, lui aussi il a les cheveux roux et trois oreilles ; "quelle coïncidence", je me dis, mais ma femme m'a expliqué que probablement deux jumeaux étaient prévus, mais ils ont changé d'avis et se sont réunis, seulement dans leur hâte l'un a conservé une oreille de l'autre. Il peut y avoir du vrai là-dedans.



     Photo: copywright : Olivier Verley
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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 11:03
Premier paragraphe d'une oeuvre littéraire peu connue qui me touche plus que de raison.
La suite sera publiée ici au jour le jour, associée arbitrairement à des images (photogrammes) que je photographie régulièrement sur l'écran noir de mes nuits blanches.




"Je me demande si ma femme n'est pas suspecte" du journal d'un mari
par Frigyes Karinthy, traduit du hongrois par Pierre Karinthy.


Le 1° novembre

   Je me demande si ma femme n'est pas suspecte. Ce soir, en rentrant à la maison, j'ai trouvé une épée dans notre chambre, mais ma femme m'a expliqué que cette épée s'était envolée de la rue alors que des soldats passaient par là, et avait atterri chez nous par hasard; c'est vrai il faut reconnaître que le vent soufflait fort aujourd'hui.

Photographie: copywright Olivier Verley

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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 10:53
Hier, accrochage à la 23°marche (Librairie-galerie), à Auvers-sur-Oise.
Outre les "Vanités", les "éoliennes", la variation sur le "baiser Asmat", je présente une série de 5 paysages du plateau d'Auvers sous la neige. Ils ont été accrochés cependant qu'effectivement tombait la neige sur le village aujourd'hui recouvert. Parfois le ciel accompagne le geste. Un grand merci, ici, à Bruno Dugimont pour son aide subtile, pour sa judicieuse capacité à associer les images entre elles.
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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 07:17








 



On dit que c'est de la mauvaise herbe, de la famille des papavéracées.
-C'est à voir, dit le sage cueilli sur le plateau d'Auvers-sur-Oise .







Photo : copywright Olivier Verley

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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 10:15
D.S.: il y a un paradoxe dans la survie des oeuvres d'art, -je veux dire dans notre société, où l'art ne sert aucun but rituel ou didactique. Le motif qu'on a de faire cela, c'est le fait même de le faire, ce qu'il y a d'excitant à résoudre des problèmes, mais des problèmes d'un genre tel qu'ils ne peuvent être résolus qu'à travers la fabrication effective de quelque chose, de sorte qu'à la fin de la démarche il y a cette chose, le résidu de l'activité. Alors, une fois qu'il a fait cette chose, l'artiste pourrait tout aussi bien la détruire, mais d'ordinaire il semble préférer la laisser exister.

F.B.: Eh bien, il y a deux raisons de ne pas détruire. L'une est que, à moins d'être un homme riche, vous voulez si possible vivre grâce à quelque chose que vous vous attachez vraiment à essayer de faire. L'autre est qu'on ne sait pas jusqu'à quel point dans la volonté de faire cette chose, ne s'est pas déjà infiltrée la stupidité, peut-on dire, de l'idée d'immortalité. Après tout le fait même d'être artiste est une forme de vanité. Et cette vanité peut-être recouverte par cette idée, rationnellement absurde, de l'immortalité. Ce serait aussi de la vanité que d'insinuer que ce qu'on fait soi-même peut contribuer à enrichir la vie. Mais, bien entendu, nous savons que nos vies ont été enrichies par le grand art. L'une des très rares voies par lesquelles la vie a été vraiment enrichie, ce sont les grandes choses qu'un petit nombre de gens ont laissées. Eh bien, l'art est -c'est évident- une occupation profondément empreinte de vanité, vraiment !

Entretiens avec Francis Bacon, ed. Skyra, p. 95. David Sylvester.











Oui la vie c'est un manège.
Photo: Copywright Olivier Verley.
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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 09:03

EXPOSITION DE MES PHOTOGRAPHIES A LA 23° MARCHE, LIBRAIRIE GALERIE, AUVERS-SUR-OISE. JANVIER FEVRIER 2009.



Ce cabinet des curiosités présente un ensemble de Vanités.

Il y est question d'éoliennes en Castille posées sur un lit de nuages (5 grands formats). Elles brassent du vent et incarnent les nouvelles dulcinées de notre époque. Les chevelures de lin sont tissées par les ciels. Don Quichotte y reçoit un juste hommage.


       Photo: Castille, 2007.


Les Vanités se sentent décidément plus à l'aise dans les grands formats. Ainsi est présentée la série "Asmat" où l'on fera la connaissance de mon ami Michel Dintrich, nu comme à son premier jour, en grande et muette conversation avec des crânes sertis d'os et de pierres semi-précieuses.
Ne sera pas oubliée la jeune fille et la mort. De même l'amour.
Tintin aussi s' invite au pays des Vanités. Il y fera la découverte du grand phallus blanc que RG (renseignements généraux ?) lui a si longtemps caché.
Et pour pacifier l'ensemble quelques paysages en blanc manteau (plateau d'Auvers-sur-Oise enneigé), histoire d'écrire sur de nouvelles pages apparemment vierges
.





















Variation 4 "l'Asmat".



Photos: copywrigt Olivier Verley.



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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 13:04
Quand à un présent, toujours présent, qui ne s'en aille point en un passé, ce ne serait plus du temps, ce serait l'éternité.
Saint Augustin.












Etrange fin de journée hier : tout au long du chemin qui mène au cimetière d'Auvers-sur-Oise, l'hiver, en sa belle présence d'esprit, a déroulé un mince et suffisant tapis blanc, le premier et sans doute le dernier de l'année.
Manière de marquer le coup ? pour accueillir Daniel Raskin, le Discret, le Gentil, l'Honnête.
Daniel Raskin était un ami, de ceux qui disent peu mais bien et avec qui l'on fait de même. Il était l'arrière-arrière petit fils du peintre Charles françois Daubigny dont il a entretenu l'atelier jusqu'à ces derniers jours.
Il y a quelques mois, et alors qu'il m'invitait à exposer dans le splendide atelier quelques unes de mes photographies  (le plateau d'Auvers-sur-Oise sous la neige), j'avais évoqué la secrète noirceur de la neige
(Pindare) et cela l'avait durablement ému.
Le long tapis blanc donc, de l'église en contrebas jusqu'au cimetière qui annonce le plateau et les corbeaux de Van Gogh, avec ce silence spécifique à la neige,  maculé tout au long par les pas de ceux qui avaient choisi de l'accompagner jusqu'au bout. Quelques chutes et de nombreuses glissades, et dans la nuit vite tombée, des petits cris échappés qui seraient venus de grands enfants hésitant à s'amuser.
Et surtout, ce blanc et ce noir, qui m'a fait songer au ballet des séminaristes photographiés par Mario Giacomelli.



Photo: Le plateau d'Auvers-sur-Oise. Copywright Olivier Verley.
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La chambre du secret.

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46 portraits, 46 secrets.

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Similitudes et contrastes,
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16 planches en phototypie,

 100 ex. sous coffret numérotés et signés.

Texte de Jean-Loup Trassard
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P1000400 (2)

Similitudes et contrastes 1
 

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Entre chien et loup, paysages


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Le dernier amour de Mathiastôtfélè

(Drame puéril)

O. Verley, avril 1983.

 

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