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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 10:18




- Je ne sais pas si vous...
  mais... non... je me tais.
  Je vous assure, c'est préférable
.


 







Photographie ; copyright Olivier Verley.




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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 10:16

 

 

(…) Si un homme était incapable de garder dans son souvenir une image de la beauté, pas même à l’instant de sa présence, il devrait désirer en être toujours éloigné, et jamais trop proche pour voir la beauté de ce qu’il serre dans ses bras, et qu’il ne voit plus, mais qu’il pourrait revoir en s’éloignant, et qui, au moment où il ne peut pas voir l’objet parce qu’il est proche de lui, au moment où les lèvres se joignent pour le baiser, sera tout de même visible pour les yeux de son âme… (…)

 

 (…) J’avais l’impression d’être témoin de cette scène d’adieux, je voyais comment cette tendre mère l’embrassait encore une fois avant de se séparer d’elle, et je l’entendais dire : « Va par monts et par vaux, ma petite, j’ai fait tout pour toi, prends ce baiser comme un sceau sur tes lèvres, c’est un sceau qui gardera le sanctuaire et que personne ne peut briser sans que tu ne le veuilles toi même, mais quand viendra celui qu’il faut, tu le comprendras. » Et elle pose un baiser sur ses lèvres, un baiser qui ne s’empare pas de quelque chose comme fait un baiser humain, mais un baiser divin qui donne tout, qui donne à la jeune fille la puissance du baiser. Oh ! Nature merveilleuse, profonde et énigmatique, tu donnes la parole aux hommes, mais l’éloquence du baiser aux jeunes filles ! C’est ce baiser qu’elle avait sur ses lèvres, cet adieu sur son front et ce salut joyeux dans son regard, et c’est pourquoi elle apparaissait à la fois si familière, car elle est bien enfant de la maison, et si étrangère, car elle ne connaissait pas le monde, mais seulement la tendre mère qui, invisible, veillait sur elle. (…)


(…) Pourquoi cette palpitation ? Est-ce de l’amour ? Peut-être. Un pressentiment de lui, un rêve de lui, mais l’énergie lui manque encore. Elle m’embrasse avec prolixité, comme le nuage de la Transfiguration, libre comme une brise, doucement comme on étreint les fleurs ; ses baisers sont fuyants comme ceux que le ciel donne à la mer, doux et tranquilles comme ceux que la rosée donne aux fleurs, solennels comme lorsque la mer caresse l’image de la lune. (…)

 

 



  (…) Ensuite je pense qu’un baiser est plus proche de son idée quand c’est un homme qui le donne à la jeune fille qu’inversement. Là où avec les années une indifférence s’est produite, le baiser a perdu son sens. C’est le cas du baiser conjugal d’intérieur avec lequel les époux, faute de serviette, s’essuyent réciproquement la bouche en disant : grand bien vous fasse ! Si la différence d’âge est très grande, aucune idée ne justifie le baiser. Le baiser doit exprimer une passion précise. Quand un frère embrasse sa sœur jumelle, le baiser n’est pas un vrai baiser, pas plus qu’un baiser de fortune aux jeux de Noël ou un baiser dérobé. Un baiser est un acte symbolique, qui ne signifie rien si le sentiment qu’il doit marquer n’existe pas, et ce sentiment n’existe que dans des circonstances précises. - Si on désire s’essayer à classer les baisers, plusieurs principes se laissent concevoir. On peut les classer selon le bruit qu’ils produisent. Malheureusement la langue ne suffit pas à couvrir le terrain de mes observations à cet égard. Je crois que l’ensemble des langues du monde n’a pas un assortiment d’onomatopées suffisant pour marquer les différences que j’ai appris à connaître rien que dans la maison de mon oncle. Le baiser est tantôt bruyant comme un déclic, tantôt sifflant, il y en a qui claquent, qui tonnent, tantôt il est bien rempli, tantôt creux, tantôt de calicot, etc. –On peut classer le baiser d’après son contact, le baiser tangent, ou le baiser en passant et le baiser cohérent. – On peut les classer d’après leur durée brève ou longue. Mais le temps peut donner encore une autre classification qui est au fond la seule qui m’ait plu. On distingue alors entre le premier baiser et tous les autres. La qualité visée ici est incommensurable avec ce qui survient lors des autres classifications, elle est indifférente au son, à l’attouchement et au temps en général. Le premier baiser est cependant qualitativement différent de tous les autres. Il n’y a que peu de gens qui y réfléchissent, et ce serait grand dommage qu’il n’y eût pas quelqu’un au moins pour y penser.

 

                              Kierkegaard, le journal du séducteur

 

                                                                       *

 

 

Photographie : copyright Olivier Verley.

 

 

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 08:10



" Le baiser de l'huître " : dans Casanova, il consiste à se passer une huître de bouche en bouche.







Photographie : copyright Olivier Verley.



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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 10:48


A propos des Massaï, l'ethnologue James Thomson écrit vers 1905 : "Chez eux le crachement exprime la plus grande bienveillance et le dévouement le plus sincère. Il tient lieu de compliment  et il vaut mieux cracher sur une demoiselle que de l'embrasser. On crache en s'accostant, on crache en se quittant (...)."


Martin Monestier, Du crachat.





Copie-de-P1010147-copie-1.JPG




Photographie : copyright Olivier Verley.




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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 08:49

(...) Je voulus l'embrasser pour lui fermer la bouche ; mais elle me boudait encore, et il fallut que son frère intervînt pour qu'elle m'offrît sa joue d'un air indifférent. Je n'eus aucune joie de ce baiser dont bien d'autres obtenaient la faveur, car dans ce pays patriarcal où l'on salue tout homme qui passe, un baiser n'est rien d'autre qu'une politesse entre bonnes gens.

Gérard de Nerval, Sylvie.




Photographie : copyright Olivier verley.




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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 10:50


Les 7 petits nains avaient pour coutume, à tour de rôle, de tourner 7 fois leur langue dans la bouche de Blanche-Neige endormie, pour ne pas se compromettre avec des mots qui se seraient avérés inutiles.
Et comme ils savaient aussi qu'elle ne se réveillerait pas, ils jouissaient pleinement de ce charme étrange dont l'absence délie les langues.


Aussi ils redoutaient l'arrivée du Prince, mais comme on redoute, après tout, une fatalité.






Photographie : copyright Olivier Verley.


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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 11:19



Alors, ô ma beauté, dites à la vermine
     Qui vous mangera de baisers,
Que j'ai gardé la forme et l'essence divine
     De mes amours décomposés !



C. baudelaire, une charogne (Les fleurs du mal).







Photographie (autoportrait) : copyright Olivier Verley.


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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 22:21


C'est vrai, il ne résoud pas tout.
Mais c'est mon premier baiser vraiment face à face.
Et je le dois à cette cavité qui tient si bien compte de mon nez.







Photographie : copyright Olivier Verley.


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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 07:06


C'est toujours une question de seuil.







Photographie : copyright Olivier Verley.




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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 08:06



Nul roi, jamais, ne porte telle couronne.





Copie-de-P1010140.JPG




Photographie : copyright  Olivier Verley.




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  • : Quand ton sang ne fait qu'un tour, alors dis-toi que tu en as le coeur net.
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 Copie de Portrait O. Verley par Bruno Dugimont.

                                ©B. Dugimont

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La chambre du secret.

Avec un texte d'Eric Chevillard.

46 portraits, 46 secrets.

Editions Créaphis.

 

la chambre du secret 006
 

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Similitudes et contrastes,
paysages du gers.
16 planches en phototypie,

 100 ex. sous coffret numérotés et signés.

Texte de Jean-Loup Trassard
Editions ITEM.



P1000400 (2)

Similitudes et contrastes 1
 

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Côte d'Opale, le Site des Caps.

 
Texte de Bernard Latarjet.
Editions Marval. 


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Editions Points de vue
Textes de Gabriel Bauret et Isabelle Roby.


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Les Passants considérables
Editions points de suspension
Texte de Gabriel Bauret. 


P1000354


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Le Quintette au bord de l'Oise


(Antoine Duhamel)
Texte de Bertrand Tavernier.


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Entre chien et loup, paysages


Texte de Chantal Bizzini
Fondation Crédit-Lyonnais.


p1000365(1) (2)

 

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Editions Créaphis.

Créaphis Royaumont

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Le dernier amour de Mathiastôtfélè

(Drame puéril)

O. Verley, avril 1983.

 

P1110512-copie-1.JPG

 

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